Exploiter des ressources de développement offshore tout en
conservant l'agilité nécessaire pour rester compétitif dans l'e-commerce...
voici le pan fait par Onedirect, un site de vente en ligne de matériel
téléphonique, installe près de Perpignan depuis 1999. « Durant les
premières années de notre activité, nos développements étaient à moitié
internalisés, moitié en externe, dans une approche artisanale,
retrace Adrien Velter, responsable e-commerce du site A partir de
2004, nous avons décidé d'externaliser nos développements au près d'Atalan,
un prestataire établi en Russie » Ce dernier apporte au site le
contrôle des coûts, atout non négligeable, ainsi que la maîtrise technique
et la stabilité dans l'équipe de développement, ce qui est plus paradoxal
dans l'offshore. Onedirect bénéficie ainsi de quatre développeurs d'Atalan
à plein temps. « Ce sont des personnes compétentes. Déplus, nous
collaborons avec le même responsable technique depuis 2008. »
« Lorsque nous devions procéder à des ajustements, la réactivité
des Russes était quasi immédiate. » Chartes Keat,
chef de projet chez Helios
Autre pari du site marchand français il s'appuie totalement sur des
développements spécifiques. « Nous les adaptons à la demande, en
fonction de nos besoins. Nous faisons ainsi évoluer le site tous les
jours ». En dépit de l'eloignement de son prestataire, Onedirect
a pu travailler sur des cycles d'évolution de deux semaines.
En 2009, la société infléchit cette stratégie d'outsourcmg :
« Ce prestataire répondait à nos attentes, maîs, à cette époque, nous
avons dû prendre un virage stratégique. La société s'était bien développée,
la croissance était établie... et la concurrence commençait à montrer
le bout de son nez II fallait revisiter notre plate-forme, prendre un
moment pour repenser son ergonomie. » Le site choisit alors de
se faire aider par une SSII française, Itelios, chargée de reprendre
son front office :« Nous ne souhaitions pas une refonte totale,
nous étions plutôt dans une démarche d'optimisation continue, template
(gabarit-NDLR) par template. » L'enjeu étant de faire travailler
en harmonie ces deux sous-traitants.
Stéphan Marrocq, directeur du développement d'Itelios, se souvient
du début de cette collaboration tripartite. « Nous avons commencé
par évaluer la qualité de la production d'Atalan Manifestement, il avait
fait du bon travail Ce qui a rassuré le client sur l'état de l'architecture
de sa plate-forme, tout en facilitant l'intégration de nos équipes,
le prestataire russe ayant bénéficié de notre reconnaissance technique.
»
Charles Keat, chef de projet chez Itelios, évoque cette relation
au quotidien . « Nous avons essentiellement travaillé sur les feuilles
CSS et les templates du site. Lorsque j'avais besoin des développeurs
d'Atalan pour procéder a des ajustements, je les contactais par courriel
ou par Skype Leur lactivité était quasi immédiate, dans l'heure ou dans
la demi-journée, en fonction du décalage horaire. Ainsi, nous n'avons
jamais été en retard sur les cycles d'évolution, par nature, pourtant,
très courts ».
Le recrutement de clients en forte augmentation
Pour mener à bien ce chantier, Onedirect a mis en place un groupe
de travail dont il a soumis les réflexions à Thomas Antier, designer
et ergonome chez Itelios : « Ce qui était génial avec ce projet,
c'est que nous étions sur un site mature, avec beaucoup de matière.
Il disposait de toute une série de modules pour le rendre très actif,
donc l'objectif était très clair : améliorer a la fois le recrutement
de nouveaux clients et le taux de transformation. »
En fonction de ces cahiers des charges, l'ergonome réalisait un maquettage
avec plusieurs options possibles, puis les pages étaient envoyées en
développement, et enfin intégrées : « Nous menions des tests A/B
afin de savoir quelle version fonctionnerait, le tout dans une dynamique
de cycle d'amélioration continue », conclut Thomas Antier. Un mode
de fonctionnement efficace, puisque la refonte a permis d'accroître
le nombre de visiteurs uniques de 400 000 par mois, avec 95 % de recrutement
de nouveaux clients et une augmentation du nombre de commandes de 15%.
ALAIN CLAPAUD